À un moment, je me suis regardée dans le miroir et je me suis parlé en me disant : « Ne t'inquiète pas, je suis là, je suis là avec toi. » J'ai vraiment laissé sortir ce qui avait besoin de sortir. Après ça, je me suis sentie beaucoup plus légère, comme si un poids était parti.
J'ai ensuite appliqué ce qu'on avait travaillé ensemble : écrire, davantage m'écouter, me donner de la tendresse et de l'amour et arrêter de me forcer. Ça m'a beaucoup apaisée. Et surtout, j'ai repris la peinture. Ça m'a tellement recentrée et fait du bien que j'ai commencé naturellement à lui faire une vraie place dans mon quotidien, parfois même une heure avant de commencer le travail. Je n'avais jamais fait ça auparavant. Je sens que ça a changé quelque chose dans ma dynamique intérieure : la peinture me donne un espace de liberté, d'alignement et d'épanouissement qui me manquait.
Et il y a aussi un changement très concret dans mon rapport au travail. Les grosses peurs et les angoisses que j'avais avant ont disparu. J'ai encore du stress, mais je le ressens comme un stress normal lié au travail, plus comme cette angoisse qui me prenait à la gorge et me donnait une boule au ventre. J'ai l'impression que le fait d'avoir laissé sortir ces émotions, de mieux prendre soin de moi et de renouer avec quelque chose que j'aime m'a profondément apaisée.